Problèmes entièrement résolus
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Treize jours entre le coucher de soleil le plus tôt et le jour le plus court de New York en 2026 6 étapes
Le jour le plus court à New York en 2026 tombe le 21 décembre, et son coucher de soleil le plus précoce survient le 8 décembre. D'où viennent ces treize jours d'écart, et chaque latitude les connaît-elle ?
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L'heure du coucher correspond au midi solaire plus la moitié de la durée du jour. Le midi solaire à l'horloge tombe à 720 − 4λ − E + 60Z minutes après minuit, où λ représente la longitude est, Z le décalage horaire et E l'équation du temps. Les variables λ et Z restent constantes tout au long de l'année. Seules deux grandeurs peuvent ainsi décaler le coucher du soleil : E et la durée du jour D.
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Prenez les trois semaines précédant le solstice. L'outil situe le midi solaire à 11:45 le 1er décembre et à 11:54 le 21 décembre, soit 705,1 et 714,2 minutes après minuit. Le midi a glissé de 9,1 minutes vers le soir. Le seul terme mobile de l'équation explique ce décalage en chutant de +10,92 min à +1,84 min.
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Sur cette même période, le jour raccourcit de 568,4 à 555,0 minutes. L'outil affiche ces valeurs sous la forme 9h 28m et 9h 15m. Le coucher du soleil absorbe la moitié de cette variation, et perd ainsi 6,7 minutes.
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Additionnez les deux effets. Le coucher du soleil recule de 2,4 minutes, passant de 989,3 à 991,7 minutes après minuit. Tout cela au cours de trois semaines où le jour s'est raccourci de 13,3 minutes.
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Le point de basculement correspond à la date où les deux taux s'annulent. Le 8 décembre, dE/dn vaut −0,441 minute par jour, tandis que la moitié de dD/dn atteint −0,433. Ces valeurs s'équilibrent presque. L'outil indique alors le coucher à 16:28 pour un jour de 9h 21m. C'est le coucher de soleil le plus précoce de l'année.
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Considérons maintenant toutes les latitudes à la fois. D dépend de la latitude, mais sa variation au cours de l’année est déterminée par la seule déclinaison. Or celle-ci est stationnaire au solstice : dD/dn devient donc presque nulle, quelle que soit votre latitude. Il reste dt/dn = −dE/dn, qui vaut +0,497 minute par jour le 21 décembre et ne dépend pas de la latitude. Sur toute la plage de 66° S à 66° N, parcourue par pas d’un centième de degré, le taux réel va de +0,497 à l’équateur à +0,411 aux extrémités, sans jamais devenir négatif. Le coucher le plus précoce ne coïncide donc avec le solstice de décembre à aucune de ces latitudes. Le raisonnement atteint sa limite précisément lorsque dD/dn ne peut plus être tenue pour presque nulle. À 65,72° N, au solstice de juin, le jour dure 23 h 47 min ; deux centièmes de degré plus au nord, il dure 24 h. Là, dD/dn est loin d’être négligeable et le coucher du Soleil devient effectivement plus précoce, à raison de 0,11 minute par jour. Cette bande ne mesure que quelques centièmes de degré de largeur.
Réponse
À 16:28 le 8 décembre, soit treize jours avant le solstice. L'équation du temps prend ici de vitesse la variation de la durée du jour. L'outil affiche un seul lieu à la fois. La dernière étape les englobe tous.
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Un cadran solaire en avance de 16 minutes, mesuré en kilomètres 6 étapes
Le 3 novembre, l'horloge restant au GMT, le midi solaire de Londres tombe à 11:44. Calculez de combien il faudrait se déplacer vers l'est pour qu'une horloge en temps moyen s'accorde avec le cadran, puis décidez si un cadran solaire aurait jamais pu donner la longitude en mer.
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Le midi solaire est le midi moyen décalé par deux choses, et une seule compte ici. Londres se tient à moins d'un millième de degré du méridien, si bien que tout le décalage est l'équation du temps, que le panneau affiche à +16,46 minutes.
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Le temps et la longitude sont une seule grandeur exprimée en deux unités, à un taux que la rotation de la Terre fixe : un tour complet en 1 440 minutes.
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L'avance du cadran vaut donc 4,11° de longitude. Une horloge réglée sur le temps moyen de cette longitude sonne midi exactement quand un cadran londonien le fait.
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En distance au sol, à la latitude de Londres, cela fait 285 km vers l'est.
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Et cela s'inverse. L'équation du temps atteint son minimum de −14,18 minutes le 11 février, de sorte que sur une année le cadran oscille de 30,64 minutes, soit 7,66° de longitude.
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À l'équateur, cette oscillation vaut 853 km, et une seule minute d'erreur d'horloge en vaut 27,8. Ces deux nombres expliquent pourquoi l'équation du temps est tabulée dans tous les almanachs au lieu d'être écartée d'un revers de main.
Réponse
4,11° vers l'est, environ 285 km. L'équation du temps est une correction, non un obstacle : elle est tabulée, et un cadran lu à la minute puis corrigé donne le temps vrai local au quart de degré près, soit 28 km à l'équateur. Ce qu'aucun cadran ne fournit, c'est l'autre moitié du calcul. La longitude est la différence entre l'heure locale et l'heure d'un lieu convenu, et un cadran solaire sait seulement qu'il est midi ici. Voilà pourquoi la réponse au problème des longitudes fut une horloge qui transporte la référence, et non un meilleur cadran.
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