Problème entièrement résolu
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La Terre interceptant 1 361 W/m² et sa température d'équilibre de 254,6 K 5 étapes
La Terre intercepte 1361 W/m² et sa température d'équilibre est de 254,6 K — soit −18,6 °C, sous le point de congélation. Déterminez d'où viennent les 33 degrés manquants, et pourquoi le résultat est divisé par quatre.
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Une planète intercepte le rayonnement solaire sur un disque et rayonne par toute la surface d’une sphère. Ces surfaces sont différentes : πR² contre 4πR². Le flux incident se répartit donc sur une surface quatre fois plus grande. L’erreur classique consiste à l’oublier ; on obtient alors 360 K pour la Terre, une température nettement supérieure au point de congélation et tout aussi nettement fausse.
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Trente pour cent de la lumière est directement réfléchie par les nuages, la glace et les déserts, de sorte que seuls 70 % restent disponibles avant la division. 238 W/m² est la valeur qui doit réellement être réémise.
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En égalant la puissance absorbée à la puissance émise, la résolution donne 254,6 K. C'est la température qu'aurait la Terre si sa surface rayonnait directement vers l'espace, et elle se situe 18 degrés sous le point de congélation.
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Ce n'est pas le cas, car l'atmosphère absorbe le rayonnement infrarouge sortant et en réémet une partie vers le bas. La surface doit donc être plus chaude pour évacuer les mêmes 238 W/m² à travers cette couverture, et l'écart est de 33 K.
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Le terme d'albédo a plus d'importance qu'il n'y paraît, car il intervient sous une racine quatrième tout en multipliant l'ensemble du flux. Une Terre parfaitement noire serait à 278,3 K ; avec un albédo de 60 %, elle serait à 221,3 K.
Réponse
L'outil affiche 1361 W/m² incidents, 238 absorbés, une température d'équilibre de 254,6 K et une température de surface de 287,6 K. Les 33 K entre ces deux dernières valeurs correspondent à l'effet de serre, et ce n'est pas une correction marginale — c'est la différence entre une planète gelée et la nôtre. Les données d'albédo racontent l'autre moitié de l'histoire : augmentez l'albédo et la planète se refroidit, ce qui développe la glace, ce qui augmente encore l'albédo. Cet emballement porte un nom et a laissé des traces géologiques, et vous pouvez l'observer en déplaçant un seul curseur.
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Références (3)
- The conservative zone edges this tool uses — the runaway-greenhouse limit at 1.1 and the maximum-greenhouse limit at 0.53 times Earth’s starlight: J. F. Kasting, D. P. Whitmire & R. T. Reynolds, "Habitable Zones around Main Sequence Stars." Icarus 101(1), 108–128, 1993.
- The limits were re-derived twenty years later with updated absorption data, moving the outer edge further out than the value used here: R. K. Kopparapu et al., "Habitable Zones around Main-sequence Stars: New Estimates." The Astrophysical Journal 765(2), article 131, 2013.
- Insight block 3 — the ice-albedo trap Earth is thought to have fallen into: P. F. Hoffman, A. J. Kaufman, G. P. Halverson and D. P. Schrag, "A Neoproterozoic Snowball Earth." Science 281(5381), 1342–1346, 1998.