Jeu de la vie de Conway
Cliquez sur les cellules pour jouer les créateurs et dessiner votre propre créature — ou chargez un motif classique — puis appuyez sur lecture et regardez des règles simples créer une vie complexe.
Automates cellulaires et exhaustivité de Turing 🖖
Le jeu de la vie de Conway démontre comment un comportement macroscopique complexe émerge d'automates cellulaires déterministes, localisés et bidimensionnels. L'état de transition de chaque cellule est strictement régi par la somme de ses huit voisines immédiates. Malgré ces règles mathématiques de base, le système présente la complétude de Turing, capable d'un calcul universel. Cela constitue une preuve rigoureuse qu’une complexité algorithmique extrême ne nécessite ni intention ni traitement central.
Un jeu sans aucun joueur 🖖
Le jeu de la vie de Conway est un jeu à zéro joueur : vous placez les cellules de départ, appuyez sur lecture et n'y touchez plus jamais. Tout le reste découle de deux règles seulement — une cellule morte ayant exactement 3 voisines vivantes naît, et une cellule vivante ne survit qu'avec 2 ou 3 voisines. Il en émerge trois destins : certaines formes se figent à jamais, d'autres clignotent en boucle, et d'autres (comme le planeur) glissent sans cesse sur la grille.
Le pari à 50 dollars perdu par Conway 🖖
En 1970, Conway conjectura qu'aucun motif initial ne pouvait croître indéfiniment et offrit 50 dollars, via la chronique de Martin Gardner dans Scientific American, à qui trancherait la question. En quelques semaines, l'équipe de Bill Gosper au MIT construisit le canon à planeurs — un motif qui éjecte un nouveau planeur toutes les 30 générations, si bien que sa population croît sans limite. Gosper empocha la somme et réfuta la conjecture ; ce canon fait partie des motifs chargeables ci-dessus.