Simulateur de Feux de Forêt

Découvrez comment la densité d'arbres et le vent déterminent si un incendie s'éteint rapidement ou ravage toute la forêt.

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Le seuil non linéaire de connectivité 🖖

Maintenez la graine sur 7 et faites monter la densité de 0,57 à 0,62. L'incendie ravage 7,6 % de la forêt, puis 87 %. Aucune configuration intermédiaire ne le laisse à mi-chemin. Changez alors la graine, sans toucher à la densité. À 0,59, la même forêt brûle à 7,6 %, 58,8 % ou 19,3 % selon la carte aléatoire que vous avez tirée. Le seuil traduit en réalité la moyenne d'un grand nombre de cartes. Près de ce point, une exécution unique ne vous apprend presque rien. C'est justement à cela que servent le champ de la graine et le bouton de balayage. C'est aussi ce qui explique la rentabilité d'un pare-feu. Dégager quelques mètres de terre suffit à rompre les connexions sans retirer l'essentiel du combustible. Une telle coupe peut surpasser l'éclaircissage de toute une colline.

Ce que le vent change, c'est la portée d'une braise 🖖

Réglez la densité sur 0,55 et lancez la simulation par temps calme. L'incendie trouve un bosquet, dévore environ 5 % de la forêt, puis s'arrête. Appliquez maintenant un vent de 2 vers l'est. Même carte. Même graine. Cette fois, le feu brûle 97 %. Aucun arbre n'a été ajouté. Ce qui change, c'est la portée. Une braise saute désormais jusqu'à trois cases sous le vent au lieu d'une seule. Les espaces qui brisaient l'amas ne comptent plus. Prenez soin de séparer cette idée de la percolation dirigée. Elle lui ressemble, mais produit l'effet inverse : obliger le feu à ne descendre que dans le sens du vent lui fermerait des voies. Son seuil de site s'établit d'ailleurs vers 0,705 et non 0,5927. Le vent que vous configurez ici ouvre de nouveaux passages au feu, ce qui abaisse la densité dont il a besoin.

Des forêts aux épidémies et transitions de phase quantiques 🖖

C'est le concept de seuil qui se transpose, et non les nombres qui l'accompagnent. De l'huile s'infiltrant dans du grès. Un courant traversant un composite aléatoire. Une épidémie atteignant R₀ = 1. Chacun possède un point critique : en dessous, rien ne traverse le système ; au-dessus, le passage s'établit. C'est à chaque fois la même mécanique. Les exposants, eux, ne sont pas partagés. L'amas percolant croît ici selon β = 5/36. Une épidémie en champ moyen croît avec β = 1. La conductivité au voisinage du seuil répond à un tout autre exposant, t. Transporter un courant à travers un amas pose en effet une autre question que d'y appartenir. Les classes d'universalité sont plus étroites que l'analogie qui cherche à les unir.

Références (3)

Exemples de problèmes