Calculatrice de la loi des gaz parfaits

Explore la loi des gaz parfaits. Fixe une variable et calcule-la à partir des trois autres.

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Pourquoi R vaut 8,314 dans deux systèmes d’unités 🖖

Le panneau affiche R = 8,314 L·kPa·mol⁻¹·K⁻¹, alors que la valeur des manuels est 8,314 J·mol⁻¹·K⁻¹ : les mêmes chiffres, et ce n'est ni un hasard ni un arrondi. Un litre-kilopascal est un joule : 10⁻³ m³ × 10³ Pa = 1 Pa·m³ = 1 J, exactement. Cet outil prend le volume en litres et la pression en kilopascals précisément pour qu'aucun facteur de conversion n'apparaisse jamais dans le calcul qu'il vous montre. Demandez-lui une mole à 273,15 K dans 22,414 L : il renvoie 101,3 kPa, la pression atmosphérique standard, issue d'une formule sans le moindre bricolage d'unités.

Une équation, quatre curseurs, une constante universelle 🖖

L'outil calcule l'une des grandeurs P, V, n ou T et vous laisse définir les trois autres. L'équation PV = nRT détermine ensuite la quatrième. La constante R est universelle. L'hélium et le dioxyde de carbone obéissent donc à une arithmétique identique : une quantité donnée occupe un volume égal à température et pression constantes, quelle que soit la molécule. C'est la puissance discrète du modèle idéal. La chimie s'efface, et seul le nombre de particules compte.

Toute droite de gaz pointe vers −273.15 °C 🖖

Trace le volume en fonction de la température à pression fixe et prolonge la droite vers l'arrière : pour tout gaz, elle coupe le volume nul exactement à −273.15 °C. Personne n'a jamais refroidi un gaz jusque-là — le nombre provient uniquement de l'extrapolation d'une ligne parfaitement droite, une astuce que Guillaume Amontons remarqua vers 1700. Ce point de fuite est le zéro de l'échelle Kelvin, et c'est pourquoi le T de PV = nRT doit toujours se mesurer en kelvins, jamais en degrés Celsius.

LES LOIS DES GAZ — UNE ÉQUATION, ET LA VARIABLE QUE VOUS IMMOBILISEZ

Quelle loi des gaz est votre problème ?

Il n'existe qu'une loi des gaz : PV = nRT. Celles qui portent un nom — Boyle-Mariotte, Charles, Gay-Lussac — sont cette même équation avec une variable bloquée et n inchangé, ce que fournit un récipient fermé. La question n'est donc jamais « quelle formule », mais « qu'est-ce qui reste constant ? ». Trouvez-le, simplifiez-le des deux côtés, et la loi nommée tombe toute seule.

Rien de fixé — l'équation complète, PV = nRT PV = nRT
Température fixée — Boyle-Mariotte : comprimez et la pression monte P₁V₁ = P₂V₂
Pression fixée — Charles : chauffez et il se dilate V₁/T₁ = V₂/T₂
Volume fixé — Gay-Lussac : chauffez et la pression grimpe P₁/T₁ = P₂/T₂

01

Rien de fixé — l'équation complète, PV = nRT

Ce que vous savez: Vous avez trois des quatre grandeurs et cherchez la quatrième. Aucun processus n'a lieu : c'est un état unique du gaz.

Relation: PV = nRT

Exemple résolu: 1 mol à 273,15 K et 101,325 kPa → V = nRT/P = 22,4 L, le volume molaire dans les conditions normales

Ouvrir ce cas: CNTP
Rien de fixé — l'équation complète, PV = nRT. Un état, quatre grandeurs, une équation : aucun processus, rien de constant. Vous avez trois des quatre grandeurs et cherchez la quatrième. Aucun processus n'a lieu : c'est un état unique du gaz.
Un état, quatre grandeurs, une équation : aucun processus, rien de constant.

02

Température fixée — Boyle-Mariotte : comprimez et la pression monte

Ce que vous savez: Récipient fermé à température constante. n et T se simplifient, donc PV est constant : P₁V₁ = P₂V₂.

Relation: P₁V₁ = P₂V₂

Exemple résolu: 200 kPa dans 10 L à 300 K → divisez le volume par deux, 5 L, et la pression double à 400 kPa ; le gaz contient 0,80 mol tout du long

Ouvrir ce cas: Loi de Boyle-Mariotte
Température fixée — Boyle-Mariotte : comprimez et la pression monte. Isotherme : la courbe P–V est une hyperbole, et le produit PV ne bouge pas. Récipient fermé à température constante. n et T se simplifient, donc PV est constant : P₁V₁ = P₂V₂.
Isotherme : la courbe P–V est une hyperbole, et le produit PV ne bouge pas.

03

Pression fixée — Charles : chauffez et il se dilate

Ce que vous savez: Le gaz peut pousser un piston ou la paroi d'un ballon : la pression reste celle de l'ambiance pendant que la température change. V/T est constant.

Relation: V₁/T₁ = V₂/T₂

Exemple résolu: 22,4 L à 273,15 K chauffés à 546,3 K à pression constante → V = 44,8 L, exactement le double

Ouvrir ce cas: Loi de Charles
Pression fixée — Charles : chauffez et il se dilate. Isobare : le volume croît linéairement avec la température absolue. Le gaz peut pousser un piston ou la paroi d'un ballon : la pression reste celle de l'ambiance pendant que la température change. V/T est constant.
Isobare : le volume croît linéairement avec la température absolue.

04

Volume fixé — Gay-Lussac : chauffez et la pression grimpe

Ce que vous savez: Récipient rigide et fermé. Rien ne peut se dilater, l'énergie apportée se traduit donc en pression : P/T est constant.

Relation: P₁/T₁ = P₂/T₂

Exemple résolu: 101,325 kPa à 273,15 K chauffés à 546,3 K dans un récipient rigide → P = 202,65 kPa, doublée

Ouvrir ce cas: Gay-Lussac
Volume fixé — Gay-Lussac : chauffez et la pression grimpe. Isochore : volume bloqué, température et pression montent ensemble. Récipient rigide et fermé. Rien ne peut se dilater, l'énergie apportée se traduit donc en pression : P/T est constant.
Isochore : volume bloqué, température et pression montent ensemble.
Références (2)

Problème entièrement résolu

  1. Une mole de gaz occupant 22,4 litres à une atmosphère 5 étapes

    Une mole de gaz occupe 22,4 litres sous une atmosphère. Tous les manuels indiquent que cela correspond à 0 °C. Le panneau ci-dessus indique −0,16 °C. Découvrez lequel a tort et justifiez le moindre kelvin d'écart.

    1. Isoler la température est la partie facile, et il convient de remarquer qu'une fois trois des quatre grandeurs fixées, la réponse ne peut plus être différente.

    2. L'application numérique donne 272,99 K, soit −0,16 °C plutôt que zéro. Le calcul ne fait aucun doute : soit la loi des gaz parfaits est fausse à cette échelle, soit l'une des trois données d'entrée n'est pas le nombre qu'elle prétend être.

    3. Testez les données d'entrée en utilisant la même équation dans l'autre sens : quel volume occupe réellement une mole à exactement 273,15 K ? Pas 22,4 litres — 22,4127.

    4. La valeur initiale a donc été arrondie de 0,0567 %. À pression et quantité de matière constantes, T est directement proportionnelle à V. L'erreur relative se transmet ainsi intacte : 0,0567 % de 273,15 K équivaut à 0,155 K.

    5. L'écart à expliquer était de 273,15 − 272,99 = 0,16 K. Il s'explique intégralement par l'arrondi, sans aucun reste.

    Réponse

    L'outil affiche 272,99 K à partir de 101,325 kPa et 22,400 L, et ce résultat est exact. Le manuel a également raison : le volume molaire dans les conditions normales vaut bien 22,4127 L, et « 22,4 » représente ce nombre avec trois chiffres significatifs. Cet écart de 0,16 K n'est ni un défaut de la loi des gaz, ni une erreur de l'outil ou du livre. Il illustre simplement ce qui se produit lorsqu'une valeur arrondie alimente une équation exacte et que l'on lit le résultat avec cinq chiffres. Saisissez 22,4127 dans le champ du volume et la température s'ajuste instantanément à 273,15. C'est la rigueur des chiffres significatifs démontrée sur un seul écran : puisque T ∝ V conserve l'erreur relative, une entrée à trois chiffres ne pourra jamais justifier une réponse à cinq chiffres.