Problèmes entièrement résolus
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Démontrer que le centre voit le double, grâce à une droite que l'outil ne trace jamais 6 étapes
A et B se trouvent aux points du cercle repérés par 330° et 110°, tandis que P est au point repéré par 220°. Le panneau indique que l’angle en P mesure 70° et l’angle au centre 140°. Démontrez le facteur 2 au lieu de simplement le relever, puis déterminez quelle hypothèse sur la position de P se cache dans cette démonstration.
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Mesurez d'abord l'arc. En allant dans le sens antihoraire de A à 330° jusqu'à B à 110°, on parcourt 140°, et cet arc est celui sur lequel P ne se trouve pas. L'angle au centre qui l'intercepte vaut 140° par définition, car un angle au centre est tout simplement égal à son arc.
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Passons maintenant à la construction, qui constitue toute la démonstration : tracez la droite allant de P au centre O et prolongez-la jusqu'à ce qu'elle sorte du cercle en D. Rien d'autre n'est ajouté.
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OA et OP sont tous deux des rayons, donc le triangle OAP est isocèle et les angles en A et en P sont égaux. Appelons α cet angle, de sorte que ∠OPA = ∠OAP = α.
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L'angle ∠AOD est extérieur au triangle OAP au sommet O, et un angle extérieur est égal à la somme des deux angles intérieurs qu'il ne touche pas : ∠AOD = α + α = 2α.
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Le même raisonnement de l’autre côté donne ∠DOB = 2β, où β = ∠OPB. Additionnons ces deux angles, ce qui est valable tant que le prolongement de OP rencontre le cercle sur l’arc AB : ∠AOB = 2α + 2β = 2(α + β), et α + β est précisément ∠APB.
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L’angle au centre est donc le double de l’angle inscrit ; ici, 2 × 70° = 140°. Voyez maintenant ce que la démonstration a employé : deux rayons, un triangle isocèle de chaque côté et un angle extérieur. Ni longueur, ni coordonnées, ni mesure de l’arc.
Réponse
140° = 2 × 70°, et le panneau affiche 70,0000° quelle que soit la position de P. Faites glisser P de 150° à 290° : les deux triangles isocèles se déforment en sens opposés, tandis que leurs angles à la base compensent exactement la variation, et non de façon approchée. Voilà un invariant vu de l’intérieur. Au-delà de 290°, la figure change et la démonstration exige un second cas : le prolongement de OP coupe désormais le cercle au-delà de B plutôt que sur l’arc AB, les angles à la base valent 75° et 5°, et il faut soustraire les deux angles au centre au lieu de les additionner. L’angle en P, lui, ne change pas. Le théorème de Thalès en découle aussitôt : prenez AB pour diamètre ; l’angle au centre devient un angle plat de 180°, donc tout angle inscrit vaut 90° et tout triangle inscrit dans un demi-cercle est rectangle, où que vous placiez son sommet. Ce n’est pas un théorème distinct, mais le même résultat appliqué à un arc égal à la moitié du cercle. Dans le schéma, la ligne de construction montre précisément ce que le panneau ne peut pas révéler : le panneau trace les angles ; cette ligne en donne la raison.
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Où se placer pour maximiser l'angle de vue 7 étapes
Les deux points marqués voient la corde AB sous un angle de 60°. Déterminez la valeur de cet angle depuis un point situé hors du cercle, puis déduisez-en où un buteur devrait se placer pour maximiser son angle de vue sur les poteaux.
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Les points A et B sont situés à 320° et 80°. L'arc qui les relie et sur lequel P ne se trouve pas mesure donc 120°. Sa moitié correspond bien à 60°. L'angle en Q donne la même valeur car ce point appartient au même arc de cercle que P.
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Observons maintenant la corde elle-même. L'angle au centre interceptant cet arc vaut le double de l'angle inscrit. La longueur d'une corde est égale à 2R multiplié par le sinus de la moitié de l'angle au centre. Sur ce cercle de rayon 1, on trouve ainsi AB = 2 sin 60° = √3.
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Lisez cette ligne à l'envers. Fixez la corde et laissez le cercle varier. Le sinus de l'angle inscrit vaut AB ÷ 2R. Un cercle plus petit passant par A et B produit ainsi un angle plus grand. Le plus petit cercle possible possède le diamètre AB et donne un angle de 90°. Le cercle sur lequel vous vous placez détermine tout.
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Hors du cercle, l'angle ne mesure plus 60°. À l'intérieur, les deux droites coupent un second arc et l'angle vaut la moitié de la somme des deux. Légèrement à l'intérieur de l'arc, il affiche environ 71,6°. À l'extérieur, il correspond à la moitié de la différence, soit environ 51,4°. Le cercle marque la limite exacte entre voir plus et voir moins.
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Le problème du tir est maintenant résolu. Les poteaux de rugby sont écartés de 5,6 m. Imaginons un essai marqué à 10 m du poteau le plus proche. Depuis la base de la ligne de recul, les distances aux poteaux s'élèvent donc à 10 m et 15,6 m. Chaque point offrant le même angle de vue sur ces poteaux se situe sur un unique cercle passant par eux.
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Chaque point de la ligne de recul appartient à un unique cercle de ce type. L'angle s'avère le plus grand sur le plus petit cercle atteignant la ligne, celui-ci lui étant tangent. Ce point de contact définit une tangente issue de la base. La longueur de cette tangente équivaut à la moyenne géométrique des deux segments de la sécante, d'où x² = 10 × 15,6 = 156.
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On trouve ainsi x = √156 = 12,49 m, position où l'angle atteint 12,64°. À la marque des 10 m, il vaut 12,34°. Il tombe à 11,39° à 20 m, puis descend à 9,04° à 30 m.
Réponse
Reculez de 12,49 m, soit la moyenne géométrique des deux distances, plutôt que leur moyenne arithmétique de 12,8. S'éloigner davantage vous fait perdre de l'angle tout aussi sûrement que de rester trop près. Ce maximum constitue un véritable point intérieur et non une simple extrémité. La valeur de 12,8 m que vous n'avez pas utilisée n'est d'ailleurs pas perdue : elle représente le rayon du cercle sur lequel vous finissez par vous placer. Tout ceci revient à lire le théorème de l'angle inscrit à l'envers. Vous cherchez quel cercle passant par A et B contient le point où vous vous trouvez, au lieu de déterminer quel angle perçoit un point situé sur ce cercle.
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Parcours
Les règles du triangle, et d'où elles viennent
Références (2)
- the central-angle, same-segment, cyclic-quadrilateral and semicircle theorems Euclid. Elements, Book III, Propositions 20, 21, 22 and 31.
- a modern synthetic-geometry treatment of circle theorems Coxeter, H. S. M. and Greitzer, S. L. (1967). Geometry Revisited. Mathematical Association of America.