Avantage mécanique de la roue et de l'essieu

une poignée de porte, un volant et un tournevis sont une seule et même machine aux proportions différentes

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Le rapport des rayons est celui des distances 🖖

L'avantage mécanique vaut R/r, et un tour complet enroule 2πR sur la jante contre 2πr sur l'essieu. Les 2π s'annulent, le rapport des distances correspond donc au rapport des rayons. Le treuil de puits transforme 3,770 m de déplacement de la manivelle en 0,628 m de corde, soit exactement six pour un. Ce chiffre correspond à son avantage. Chaque système de roue et d'essieu de cet outil obéit à cette règle, puisqu'il s'agit de la même propriété exprimée deux fois.

C'est un levier dont la course ne s'arrête jamais 🖖

Placez le point d'appui au centre de l'axe et les deux rayons deviennent les deux bras d'un levier inter-appui. L'expression R/r correspond simplement à a/b. La forme circulaire permet d'obtenir une course infinie. Un pied-de-biche s'arrête lorsque la barre touche le sol. Un treuil, lui, continue de tourner. C'est pourquoi toute machine devant lever une charge sur une grande distance (un puits, une ancre, un ascenseur) est construite sur un axe plutôt que sur une barre.

Où passent les joules manquants 🖖

Le préréglage de la poignée de porte affiche un rendement de 95 % : une rotation de 33,1 J délivre 31,4 J au loquet, et 1,7 J part en chaleur dans la tige. C'est une excellente machine. Avec ses 85 %, le treuil de puits perd 66,5 J sur chaque 443,5 J fournis. Vous le ressentez sous la forme d'une manivelle plus lourde que ce que promettait le calcul (117,6 N au lieu des 100 N idéaux). Le rendement représente l'écart entre l'avantage offert par la géométrie et celui que perçoivent vos mains.

Problèmes entièrement résolus

  1. Pourquoi la manivelle du treuil parcourt 3,77 mètres pour soulever 63 centimètres de corde 6 étapes

    Chargez le Treuil de puits : une manivelle de 60 cm de rayon sur un essieu de 10 cm, un seau de 600 N, un rendement de 85 %. Le panneau indique un avantage idéal de 6,00 et un effort de 117,6 N. Calculez les deux valeurs, puis déterminez la distance parcourue par votre main.

    1. L'avantage est le rapport des deux rayons, et il découle directement des moments. Puisqu'il s'agit du même axe, le couple est identique. Une force six fois plus petite appliquée à un rayon six fois plus grand permet donc de l'équilibrer.

    2. Passons aux distances, là où ce rapport démontre toute son utilité. Un tour complet enroule la circonférence de chaque rayon.

    3. Divisez l'une par l'autre et les 2π s'annulent. Le rapport des distances correspond exactement au rapport des rayons. On retrouve ce même 6 obtenu avec les forces, mais par la géométrie plutôt que par les moments.

    4. Le rendement réduit l'avantage. À 85 %, le six devient 5,10.

    5. La manivelle est donc plus lourde que ce que promettait la machine idéale, et ce, de précisément 15 %.

    6. Faites le bilan du travail et les joules manquants apparaissent d'eux-mêmes : 66,5 J sur les 443,5 que vous fournissez partent dans l'échauffement du roulement.

    Réponse

    Six pour un. Vous appliquez donc 117,6 N sur la manivelle au lieu des 100,0 N qu'exigerait un treuil idéal, et votre main parcourt 3,770 m pour 0,628 m de corde.

    Un pied-de-biche bloque lorsque la barre touche le sol, et un levier capable de remonter un seau devrait être aussi long que la profondeur du puits. Un axe continue simplement de tourner, ce qui prolonge l'avantage de six pour un sur autant de mètres que vous le souhaitez. Toute machine destinée à déplacer une charge sur une grande distance avec une force réduite repose sur un axe pour cette unique raison. Pensez au guindeau de l'ancre, à l'ascenseur, ou même au robinet que vous avez ouvert ce matin.

  2. Ce que fait le tournevis quand vous lâchez prise 6 étapes

    Chargez Tournevis (5:1) : un rayon de manche de 15 cm sur une tige de 3 cm, 50 N de charge, 90 % de rendement, 11,1 N à la jante. Cherchez ce que fait la charge à l'instant où votre main la quitte, puis décidez à quel point un treuil doit être mauvais pour retenir un seau tout seul.

    1. Le panneau : cinq contre un d'après les rayons, 4,50 une fois les 90 % appliqués, donc onze newtons à la jante équilibrent cinquante à la tige.

    2. Comptez les joules pour un tour complet. La jante parcourt 0,94 m, la tige 0,19 m, et un joule sur les dix et demi part dans le palier.

    3. Laissez maintenant la charge entraîner l'ensemble. Les mêmes surfaces glissent sur la même distance sous les mêmes forces, le palier prend donc le même joule, sauf que cette fois il sort du travail de la charge au lieu de s'ajouter au vôtre. Cette égalité est la seule hypothèse du calcul, et c'est elle qui rend le cas inverse calculable.

    4. Le rendement inverse est donc ce qui reste du travail propre de la charge, et il se réduit à une expression où ne figure rien d'autre que le rendement direct.

    5. En force : la charge repousse à la jante avec 8,89 N. Vous devez la retenir presque aussi fort que vous l'avez tirée.

    6. L'expression s'épuise à un demi. En dessous, la charge ne peut plus du tout mettre la machine en mouvement, et l'outil montre ce que cela coûte : lever la même charge à 50 % demande le double de l'effort idéal.

    Réponse

    Elle se dévisse. 8,89 N à la jante, contre les 11,11 N qu'il vous a fallu pour la lever.

    Une machine ne retient sa propre charge que si son rendement est inférieur à 50 %, et aucun des quatre préréglages de cet outil n'en approche : la poignée de porte à 95 % rend 94,7 %, le volant et le tournevis à 90 % rendent 88,9 %, le treuil de puits à 85 % rend 82,4 %. Amenez le curseur de rendement à son plancher de 10 % et la valeur inverse tombe à −8, ce qui signifie que la charge ne peut plus l'ébranler, si lourde soit-elle. Voilà pourquoi un treuil de puits se construit avec un cliquet, et un tournevis avec votre main autour. Un palan est la seule machine où le rendement se paie deux fois : une fois à l'achat, et une fois dans le rochet qu'il faut y boulonner à cause de lui.

Parcours

Machines simples : échanger la force contre la distance

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Exemples de problèmes

  • Poignée de porte (6:1) - Une poignée de 30 cm sur une tige de 5 cm : une résistance de loquet de 100 N cède à un effort de 17,5 N, avec un rendement de 95 %.
  • Volant (4:1) - Quatre pour un, à 90 % : une résistance directionnelle de 400 N nécessite 111,1 N sur la jante, et cette dernière parcourt 2,513 m par tour contre 0,628 m pour la colonne.
  • Treuil de puits (6:1) - Six pour un à 85 % : un seau de 600 N sur une manivelle de 117,6 N, exigeant 3,770 m de course pour 0,628 m de corde.
  • Tournevis (5:1) - La plus petite ici, mais identique sur le principe : un manche de 15 cm sur une tige de 3 cm transforme une force de 11,1 N en 50 N à la pointe.